



Mémoire d’un voleur Tome 2
Quand l’aventure de Gustav prend une nouvelle dimension
Avec Quand ça vire à l’orage, faut choisir, Ashen Kol poursuit les aventures de son gnome voleur dans un univers où les inventions côtoient la magie, les créatures fantastiques et des dangers de plus en plus difficiles à éviter.
Après Un jour presque ordinaire, Gustav Kolerbiltag reprend la route dans le deuxième tome de la saga Mémoire d’un voleur. Mais cette fois, son aventure semble prendre une tout autre ampleur. De nouvelles rencontres, de nouveaux territoires et des adversaires plus dangereux viennent élargir un univers qui ne cesse de révéler ses particularités.
Une rencontre qui ouvre le voyage
Le roman débute sur une scène qui donne immédiatement le ton. Gustav pénètre dans l’atelier d’un gnome alors qu’une étrange machine menace d’exploser. Son inventeur se nomme Gaspard Zeppelbinder, et son rêve est aussi ambitieux que son appareil : révolutionner les transports et les voyages grâce à une machine volante.
Gustav se retrouve ainsi embarqué dans une aventure qui le conduit jusqu’à Ticvallon. Entre expérimentation, imprévus et fuite mouvementée à bord du dirigeable de Gaspard, leur rencontre devient rapidement beaucoup plus qu’un simple hasard. Une véritable amitié se dessine entre les deux gnomes, tandis que Gustav continue d’avancer sur une route où chaque détour semble pouvoir donner naissance à une nouvelle histoire.
Cette entrée en matière apporte quelque chose de particulièrement intéressant à l’univers d’Ashen Kol : la magie et les créatures fantastiques y côtoient désormais davantage les inventions, les mécanismes et cette drôle de machine volante sortie de l’imagination de Zeppelbinder.
Gustav n’est plus tout à fait le même
Ce deuxième tome permet également de retrouver un Gustav dont les capacités continuent d’évoluer. Sa pierre des rêves occupe toujours une place importante dans son parcours, et le gnome découvre de nouvelles manières d’utiliser ses pouvoirs. L’ombre devient notamment pour lui un véritable outil de déplacement, de dissimulation et d’infiltration.
Mais derrière le voleur rusé se dessine aussi un personnage qui semble progressivement construire quelque chose de plus grand que sa prochaine affaire. Gustav observe, improvise, ment lorsque cela lui est utile et sait parfaitement profiter des occasions qui se présentent. Pourtant, ses relations avec ceux qu’il rencontre ou retrouve montrent une autre facette du personnage.
Germain, l’herboriste, fait partie de ces visages familiers. Leur relation apporte des moments plus calmes entre deux aventures, tandis que Rose occupe également une place dans son entourage. À leurs côtés se trouve surtout Grismal, compagnon particulièrement précieux de Gustav, capable de prendre différentes formes et dont la présence dépasse largement celle d’un simple animal accompagnant un héros dans ses voyages.
De Lirkan à Thalissar
L’un des attraits de ce deuxième tome réside dans les nombreux endroits traversés par Gustav. Après Ticvallon, son parcours le ramène notamment vers Lirkan, avant de l’entraîner beaucoup plus loin.
Thalissar prend progressivement une importance particulière. La cité n’est pas seulement un décor : Gustav doit apprendre à s’y déplacer, comprendre ses quartiers, identifier les personnes susceptibles de lui être utiles et se créer de nouveaux contacts. Le port d’Iskar, le canal d’Almarsi, le Vieux Palais ou encore Verdalith donnent à la ville plusieurs visages et contribuent à l’impression d’un monde qui existe au-delà des aventures du personnage principal.
Gustav finit même par chercher à s’y installer. Rue des Tissandières, il découvre un appartement dominant une partie de la cité, avec sa terrasse et sa vue sur Thalissar. Sous l’immeuble se trouve une petite papeterie-librairie. Ces détails plus quotidiens contrastent avec les vols et les dangers auxquels il est confronté et permettent de voir Gustav autrement : non plus seulement comme un voyageur de passage, mais comme quelqu’un qui commence peut-être à chercher sa place quelque part.
Des créatures et des dangers bien réels
Évidemment, Gustav ne pourrait pas être Gustav si tout se déroulait tranquillement.
Au fil de son périple, les situations deviennent beaucoup moins confortables. Un dragon vert, une guenaude et d’autres créatures viennent rappeler que cet univers peut rapidement devenir dangereux. Certaines confrontations laissent d’ailleurs des traces, aussi bien sur Gustav que sur ceux qui l’accompagnent.
Mais les créatures fantastiques ne représentent pas nécessairement la plus grande menace. À mesure que Gustav s’enfonce dans certaines affaires de Thalissar, les vols et les combines commencent à laisser place à quelque chose de plus inquiétant. Des individus l’observent, des intérêts cachés apparaissent et certaines rencontres lui font comprendre qu’il a peut-être attiré l’attention de personnes qu’il aurait mieux valu ne jamais croiser.
C’est à cet endroit que le roman change progressivement de tonalité. L’aventure demeure présente, tout comme l’humour et les talents de voleur de Gustav, mais une tension plus sombre commence à s’installer.
Un monde qui continue de s’agrandir
Ce deuxième volume donne surtout l’impression qu’Ashen Kol ne cherche pas uniquement à raconter une succession de vols. Autour de Gustav se construit progressivement un monde beaucoup plus vaste, peuplé de personnages qui possèdent leurs propres intérêts, de cités aux identités différentes, de croyances, de pouvoirs et de forces dont le lecteur ne connaît pas encore tous les secrets.
Des personnages comme Gaspard Zeppelbinder, Germain, Rose, Grismal ou encore Sélian participent chacun à leur manière à cette expansion. Certains accompagnent Gustav, d’autres le soignent ou le conseillent, tandis que de nouvelles rencontres peuvent aussi devenir le point de départ de problèmes beaucoup plus importants.
Et plus Gustav avance, plus certaines questions apparaissent. Qui peut-il réellement croire ? Jusqu’où ses pouvoirs peuvent-ils le conduire ? Et surtout, combien de temps un voleur peut-il jouer avec les ombres avant que quelque chose, dans ces mêmes ombres, commence à s’intéresser à lui ?
Une saga pensée sur plusieurs volumes
Mémoires d’un voleur ne s’arrête pas avec ce deuxième roman. Ashen Kol construit une saga annoncée en neuf volumes, ce qui explique pourquoi certains mystères ne trouvent pas immédiatement leur réponse et pourquoi de nouvelles pistes apparaissent encore au fil de l’histoire.
Ce deuxième tome porte d’ailleurs un titre qui correspond particulièrement bien au parcours de Gustav : Quand ça vire à l’orage, faut choisir. Parce que derrière les aventures parfois rocambolesques du gnome se dessinent progressivement des décisions dont les conséquences pourraient bien dépasser ses simples activités de voleur.
Le troisième volume, Faudrait pas regarder sous le tapis, est annoncé pour l’automne 2026.
Le mot de TheLibrisWorld
Avec ce deuxième tome, l’univers de Mémoire d’un voleur continue de s’étendre. Ticvallon, Lirkan et surtout Thalissar offrent de nouveaux terrains de jeu à Gustav, tandis que Gaspard Zeppelbinder et son invention, Grismal, Rose, Germain et les nouvelles rencontres donnent davantage de profondeur au monde qui l’entoure.
Ce que l’on découvre surtout ici, c’est un personnage qui ne se contente plus de passer d’un larcin au suivant. Gustav commence à nouer des liens, à développer ses capacités, à prendre sa place dans certaines villes et, parfois malgré lui, à se retrouver mêlé à des affaires beaucoup plus grandes que lui.
Et avec Gustav, une chose semble certaine : lorsque l’orage commence à gronder, choisir de rester à l’écart n’est probablement jamais l’option la plus simple.
Mémoire d’un voleur — Tome 2 : Quand ça vire à l’orage, faut choisir
Ashen Kol
Éditions Oniriques
Une découverte littéraire présentée par TheLibrisWorld.


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