Jeunesse Eternelle
Franky Pascal EYEGHE (Esé)


A quelques pas d’elle par-delà les étangs,
Le vent m’offrait, de sa présence parfumée,
Le chant des vagues vers où voguait ma pensée ;
Admirant le corps que cette robe ornait tant.
L’éternité devint l’âme de cet instant
Captivant mes yeux quand je l’eus regardée
Debout sur une dune, des jolies jambes arquées.
Quand, de tout mon corps le sable fut l’habitant,
Elle s’éclata jusqu’à en mourir de rires.
Juste aux côtés des crabes, elle me sourit :
Vers elle, je marchai donc heureusement triste.
Ceci étant un de mes plus vagues souvenirs.
Le temps passant, nous sommes restés les mêmes ;
Partageant nos fous rires, angoisses et peines.
Mais qui sont ces deux vieillards si gais, tant heureux ?
Deux éternels esprits jeunes aux corps de vieux…
Certains textes ressemblent à une respiration.
Ils parlent du temps qui passe, de la mémoire qui demeure, et de ces instants simples qui deviennent, avec les années, les plus précieux de notre vie.
Dans « Jeunesse Éternelle », Franky Pascal EYEGHE (Esé) esquisse un souvenir doux et lumineux : celui d’un amour qui traverse les saisons de l’existence sans perdre la fraîcheur de ses premiers éclats. À travers les images du vent, du sable et du rire partagé, le poème nous rappelle que la jeunesse n’est peut-être pas une question d’âge, mais d’âme.
Un texte délicat, presque suspendu, qui invite à regarder autrement le passage du temps et la fidélité silencieuse des émotions.
Texte de Franky Pascal EYEGHE (Esé), initialement publié sur Medium.
Republié ici avec l’autorisation de l’auteur.
Poème de Franky Pascal EYEGHE (Esé)
Auteur à suivre sur Medium : https://medium.com/@frankypascal
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Élisabeth De Cordoba, autrice indépendante.
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