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Inspiration de Wisdome

Tu te sens mal sans raison... Voici pourquoi

Ce mécanisme invisible qui te ronge chaque jour et les seules façons de t'en libérer.
Il y a des textes qui ne parlent pas fort…
mais qui viennent toucher quelque chose de très précis en nous.
Un inconfort, parfois difficile à nommer.
Une sensation intérieure qui persiste, même lorsque tout semble aller bien.
Ce texte de TOFFA Wisdome met des mots sur ce décalage silencieux.
Il ne cherche pas à rassurer.
Il cherche à faire voir.
Et parfois… voir, c’est déjà commencer à changer.
En 1956, Leon Festinger (Psychologue Américain) s’infiltre dans une secte.
Cette dernière, enfin ses membres étaient convaincus que le monde allait s’arrêter le 21 décembre de cette année-là. Festinger voulait voir ce qui se passerait dans la tête de ces gens au cas où la prophétie échouerait.
Le 21 décembre arrive,
Rien ne se passe.
Et là, quelque chose d’étrange se produit :
Au lieu d’abandonner leurs croyances, les membres de ladite secte les renforcent. Ils trouvent des justifications. Ils s’auto-convainquent que c’est grâce à leurs prières que la catastrophe a été évitée. Ils recrutent même de nouveaux membres.
Festinger appelle ce mécanisme : la dissonance cognitive.
Et depuis des décennies, des recherches ont confirmé une chose :
Ce n’est pas réservé aux membres de sectes.
C’est toi. C’est moi. C’est tout le monde.
En vrai, je tiens à te remercier d’être là à chaque édition.
C’est un réel plaisir pour moi de partager tout ça avec toi.
Et si tu n’es pas encore abonné à cette newsletter, c’est probablement le bon moment pour le faire.
Ce que tu vas comprendre aujourd’hui :
D’où vient ce malaise que tu n’arrives pas à nommer. Pourquoi ça te ronge en silence. Et les trois seules façons pour t’en sortir.
Spoiler : Une seule fonctionne vraiment.
Et si tu lis jusqu’à la fin, il y a un bonus dont l’application allongera la liste des solutions pour t’en sortir (pour de vrai).
Bon, assez parlé !
Ce que c’est vraiment :

La dissonance cognitive, c’est la tension qui apparaît quand ce que tu penses et ce que tu fais ne s’accordent plus.

C’est comme avoir un pied sur deux bateaux qui s’écartent.

Plus ils s’éloignent, plus ça fait mal.

Tu sais que tu devrais avancer sur ce qui compte vraiment pour toi… mais tu scrolles depuis une heure.

Tu sais que tu devrais manger mieux… mais tu commandes quand même de la malbouffe.

Tu sais que cette relation ne te nourrit plus… mais tu y restes quand même.

Et au fond de toi, quelque chose grince.

Ce grincement, c’est la dissonance.

Ce que la plupart des gens ne voient pas :
Ce malaise n’est pas de la fatigue.
Ce n’est pas le manque de motivation.
C’est le décalage entre qui tu penses être et comment tu agis réellement.
Et tant que ce décalage existe, rien ne comblera le vide. Pas les voyages. Pas les distractions. Pas les conversations profondes à 2h du matin.
Il y a un mot en grec ancien pour désigner ça : L’akrasie.
C’est le fait d’agir à l’encontre de son meilleur jugement. De savoir ce qui est juste et de faire le contraire quand même.
Et tant qu’on est dans l’akrasie, on peut pratiquer la gratitude, méditer, voyager, voir du monde.
Le malaise sera toujours là.
Parce que le vide que tu ressens, c’est juste l’espace laissé par ce que tu refuses de faire.

Il y a trois façons concrètes pour faire face à la dissonance.

La dernière est la meilleure !
1. Fuir par la superstimulation.
C’est la plus courante. Et la plus destructrice.
Les réseaux sociaux, les séries, la malbouffe, l’alcool. Tout ce qui procure un plaisir immédiat et intense. Pas parce que tu en as envie vraiment. Parce que ça étouffe momentanément la douleur intérieure.
L’être humain passe en moyenne 5 heures par jour sur son téléphone. Ce n’est pas de la paresse. C’est de la fuite.
On noie sa dissonance dans du bruit.
Fuir ce bruit, c’est en quelques sortes atténuer la dissonance.

2. Se justifier.
C’est la deuxième fuite. Plus subtile. Plus dangereuse.
Tu fumes mais tu te dis que ton grand-père fumait jusqu’à 90 ans.
Tu repousses le sport et tu te dis que c’est parce que tu n’as vraiment pas eu le temps ces derniers mois.
Tu restes dans une situation qui t’étouffe et tu te dis que ce n’est pas le bon moment de changer.
Mark Manson a dit quelque chose d’intéressant là dessus : les gens intelligents procrastinent plus, parce qu’ils sont assez intelligents pour trouver deux fois plus d’excuses.
Et il a raison.
Plus tu es intelligent, plus tu sais te mentir à toi-même avec élégance.
Il y a une vérité difficile à entendre ici :
Quelqu’un qui n’est pas en dissonance ne cherche pas à se justifier. Si tu passes ton temps à expliquer pourquoi tu fais quelque chose, c’est déjà la preuve que tu sais au fond que tu ne devrais pas.
On n’a pas besoin d’excuses quand on fait la bonne chose.
3. Changer (La meilleure)
C’est la seule vraie solution.
Et elle se décline en deux directions selon la situation.
Situation #1 : Si tes valeurs sont bonnes mais que tes actions ne suivent pas, il faut changer tes actions.
Ex : Tu veux être en bonne santé mais tu repousses le sport depuis des mois. La valeur est juste. L’action est absente.
C’est là qu’il faut agir.
Situation #2 : Si tes actions sont bonnes mais que tes croyances sont faussées, il faut changer tes croyances.
Ex : Tu fais déjà du sport, tu es en bonne santé, mais tu te compares à des corps retouchés sur Instagram et tu te sens insuffisant. Là, ce ne sont pas les actions qu’il faut modifier. Ce sont les croyances.
La différence entre les deux est subtile.
Mais elle change tout.
Comment savoir où tu en es.
Pose-toi ces questions. Honnêtement.
Dans quel domaine de ta vie tes actions ne sont-elles pas alignées avec ce que tu crois vraiment être juste ?
Est-ce que tu te surstimules pour ne pas y penser ? Est-ce que tu te trouves des excuses pour ne pas changer ?
Et surtout : quelle est la chose que tu défends le plus par tes justifications ?
Parce que cette chose-là, c’est probablement exactement là où se trouve ta dissonance principale.
Ce que tu essaies le plus de protéger par tes excuses, c’est souvent ce qu’il faudrait regarder en face en premier.
L’antidote s’appelle l’intégrité.
Pas la perfection.
L’intégrité.
C’est l’alignement entre ce que tu penses, ce que tu dis et ce que tu fais. C’est rapprocher les deux bateaux. C’est combler l’écart.
Et l’intégrité produit quelque chose de rare que très peu de gens connaissent vraiment:
La paix intérieure.
Pas le bonheur permanent. Pas l’absence de difficultés.
Juste cette sensation tranquille de ne pas se trahir soi-même.
Personne n’est parfait. Tout le monde a des dissonances.
On échoue, on recommence, on recalibre.
Ce n’est pas un combat qu’on gagne une fois pour toutes.
C’est un combat toujours présent qui donne un sens à la vie.
L’intégrité est la plus grande forme d’amour propre que tu puisses t’offrir.
Agis à la hauteur de ce que tu sais être juste.
Tu connais quelqu’un qui ressent ce malaise sans savoir le nommer et qui manque d’intégrité ?
Partage-lui cette édition.
Peut-être que ce texte ne donne pas toutes les réponses.
Mais il ouvre une porte.
Celle de l’honnêteté envers soi-même.
Celle de cet espace intérieur où l’on cesse de fuir… pour enfin regarder.
Et parfois, c’est là que tout commence.
Vos impressions sont précieuses. N’hésitez pas à partager votre ressenti après la lecture.
Vous pouvez suivre les publications de Toffa Wisdome sur Substack: https://substack.com/@inspirationsdewisdome
Texte de TOFFA Wisdome.
Publication réalisée avec l’autorisation de l’auteur.
© Tous droits réservés à l’auteur. Toute reproduction, diffusion ou utilisation, même partielle, est interdite sans autorisation préalable.
Les vices liés à la dissonance que tu dois éviter.
  • La procrastination
    Tu sais ce que tu devrais faire… mais tu repousses constamment.
    Parce qu’agir t’obligerait à affronter une vérité inconfortable : changer.
  • La comparaison excessive
    À force de regarder la vie des autres, tu finis par poursuivre des objectifs qui ne viennent même plus de toi.
    Tu vis selon des standards extérieurs, alors que tes valeurs profondes disent autre chose.
    Et ce décalage crée une dissonance.
  • La surstimulation
    Scroll, vidéos, musique, notifications, distractions permanentes…
    Tout ce bruit sert souvent à éviter le silence.
    Car dans le silence, la dissonance remonte à la surface.
    Donc il se combat mieux.
  • Les justifications permanentes
    Plus tu ressens le besoin de constamment expliquer certains comportements, plus il y a de chances qu’une partie de toi sache déjà qu’ils ne sont pas alignés avec ce que tu crois juste.
  • L’auto-trahison
    C’est la forme la plus profonde de dissonance.

    Savoir exactement ce qui serait bon pour toi… et agir contre cela malgré tout.
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