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Au sommet de la montagne

On a deux oreilles et une bouche, mais on parle deux fois plus qu'on écoute.

Pourquoi se taire est parfois le plus grand cadeau qu'on puisse offrir

Nous avons souvent le réflexe de vouloir répondre, rassurer ou conseiller immédiatement. Pourtant, il arrive que le plus beau geste ne soit ni une solution ni un discours, mais une écoute sincère. Dans ce nouveau texte, Oyedele Jonathan nous rappelle que le silence, lorsqu'il accueille la parole de l'autre avec bienveillance, peut devenir une véritable preuve de présence. Une réflexion simple, profondément humaine, sur l'art d'écouter.
Salut l’Alpiniste,
Dans ma dernière newsletter je parlais du fait de s’écouter toi même,
Parfois, tu n’as pas besoin de plus. Tu as besoin de toi.
Et il y a une autre chose que j’ai remarquée chez beaucoup de personnes, dont moi-même. Une erreur que nous faisons tous encore parfois, sans même s’en rendre compte.
Quand quelqu’un en face de nous est triste, énervé, en colère, nous avons ce réflexe de vouloir l’aider tout de suite.
“Faut pas pleurer.”
“Faut laisser tomber.”
“Calme-toi.”
“Pense à autre chose.”
Sur le moment, on se dit qu’on aide. Qu’on apporte une solution.
Mais c’est pas tout le temps le cas.
Est-ce que tu crois vraiment que la personne en face de toi n’a pas envie d’arrêter de pleurer ?
De se calmer ?
De laisser tomber ce qui la fait souffrir?
Elle en a envie. Bien plus que toi.
Mais le seul moyen pour elle d’y arriver, c’est de libérer ce qui est dans son cœur. Pas de recevoir une phrase toute faite qui referme la porte avant même qu’elle ait pu l’ouvrir.
La meilleure chose à faire, dans ces moments-là, c’est simple.
Se taire.
Et écouter d’une oreille vraiment attentive.
Il y a tellement de gens qui traînent encore des situations vieilles de plusieurs années. Pas parce que la situation elle-même était insurmontable. Mais juste qu’ils n’ont jamais pu en parler vraiment.
Chaque fois qu’ils essayaient, on les coupait.
“Laisse tomber, ça vaut pas le coup.” “Calme-toi.” “Tu exagères.”
Et ça reste là. Coincé. Parce que ça n’a jamais pu sortir.
Je fais encore cette erreur, parfois. Inconsciemment. Cette envie de conseiller, de consoler, de réparer tout de suite quand quelqu’un me raconte ce qu’il traverse.
Mais depuis peu, j’ai compris quelque chose d’important.
Je ferme ma bouche. Même quand j’ai des choses à dire. Sauf si la personne me donne la parole.
Et pendant ce temps, j’ouvre mes oreilles. Vraiment. Parce qu’à la fin, ce dont on a besoin, c’est juste de se sentir écouté. De pouvoir dire ce qu’on a sur le cœur sans se sentir jugé.
Sans se sentir minimisé.
Quand on prend du recul, on est tous des êtres intelligents.
Souvent, la personne connaît déjà la solution à son problème. Elle sait qu’elle doit être plus disciplinée, plus résiliente, prendre sur elle, être forte.
Mais on est humains.
On a parfois juste besoin de flancher. D’être un peu down. De se plaindre. De pleurer.
Homme comme femme.
Surtout nous, les hommes, parce qu’on a souvent appris à voir ça comme une faiblesse.
Pourtant, ça fait du bien de se libérer.
La prochaine fois que quelqu’un vient te parler de ses problèmes, prends vraiment le temps de l’écouter.
Ferme ta bouche.
Ouvre tes deux oreilles.
Donne-lui ton temps, ton attention entière. Ça peut l’aider bien plus que n’importe quel conseil qu’elle connaît déjà par cœur.
Plus tard, quand ça ira mieux, vous pourrez parler ensemble de résilience, de discipline, de la suite.
Mais en attendant, apprenons juste à écouter.
C’est une compétence négligée. Et pourtant, elle sert partout. Au travail, en amitié, en amour, en famille.
C’est une compétence que tout le monde devrait développer. Et que trop peu de gens prennent le temps de travailler.
On se retrouve au camp de base.

La prochaine conversation difficile que tu auras avec quelqu’un, essaie un truc.
Ne dis rien pendant les trente premières secondes après qu’il ait fini de parler.
Résiste à l’envie de combler le silence avec un conseil.
Laisse juste l’espace exister.
Tu seras surpris de ce que les gens ajoutent quand ils sentent qu’on ne va pas les couper.
L’écoute, c’est un des piliers de ce qu’on construit avec ceux qu’on aime. Dans Ta Montagne, le troisième pilier de mon ebook, j’en parle plus en détail :
Comment les relations qu’on choisit de nourrir, et la manière qu’on a d’être présent pour les autres, façonnent l’ascension. Tu trouveras le livre complet ici
Gravir seul est une option. Grimper ensemble est une force.

Un grand merci à Oyedele Jonathan pour sa confiance et pour nous avoir autorisés à partager ce texte sur TheLibrisWorld.
Retrouvez Oyedele Jonathan
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https://substack.com/@oyedelejonathan
© Texte de Oyedele Jonathan. Tous droits réservés à l'auteur. Ce texte est publié sur TheLibrisWorld avec son autorisation. Toute reproduction, modification ou diffusion, totale ou partielle, sans l'autorisation préalable de l'auteur est interdite.
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