Profitez de réductions exceptionnelles sur les ebooks !

L’écume d’une déclaration

Damien Mohn — Écrivain / Photographe

Ce texte m’a demandé du temps.

Pas pour le comprendre… mais pour le ressentir.

Il y a des mots qui ne s’expliquent pas immédiatement, ils s’installent doucement.

Quand Damien me l’a partagé, je l’ai lu en laissant de côté l’envie de tout analyser, simplement pour me laisser traverser par ce qu’il dégage.

Je vous invite à entrer dans ce texte à votre rythme…

La quête de l'écrivain poursuivait l’impossible tâche de chercher à remplacer la partie technique du travail par l'avis même de vivre la vie humaine, ainsi à écrire à tenter de rendre clair une certaine forme de trouble, à se nourrir de spirituel, assimiler la nature comme un don pour tendre vers l'essentiel ou les émotions traduites semblaient un tableau peint apparaissant comme vrai un peu comme une sorte de pleine lune sous un ciel dégagé, alors à l'écoute d’une intériorité, la pensée réfléchissait à échanger avec d'autres comme à écouter la respiration en échangeant avec d'autres, cet autre comme un mouvement captivait, comme si baignant dans l'écoute, la respiration mettait à distance sans perdre de sa substance le fait même d'écouter, permettant d'assimiler que la surface plus que la profondeur, pouvait parfois comme une dépendance, sortir du piège de faire du détail un univers, hors de ce point de départ, le voyage menait vers le jeu plus qu'à chercher à comprendre, sentant bien que l'humanité est un lien, à sentir que sentir était souffrir parce qu’à forcer la passion le moins du monde était d’en excuser la faiblesse car souffrir était vivre, alors à questionner sur l'oubli dans la pénombre de la nuit, à questionner sur l’ostracisation d’un système où régnait le silence ou arraché au langage, les mots s’essoufflaient devant l’absence, comme si au bagne, le récit tentait de gérer une époque où le temps s’écoulait trop rapide pour être assimilé, alors échouant à comprendre, l'émotion se décuplait, rien ne pouvait changer, la clé se trouvait dans le mouvement à s’inspirer de la vie, alors assoiffé de nouveauté, à en faire une drogue pour passer du rêve à la réalité et aujourd’hui passer de la réalité au rêve, qui dans la définition même du rêve n'avait aucun but à atteindre, et surtout pas à donner aux petits évènements plus d’importance qu’ils n’en avaient, à ne pas savoir ce que demain sera fait sinon de souhaiter diriger l'inconscient, comme une pensée regardant le gond d’une porte et qui deux minutes après, une personne ouvrait la porte, qui fait que du rêve à la porte ouverte, un pan entier de fantaisies se dévoilait, quel pouvait être la menace d’accéder aux désirs sans connaître ce qui guidait ?

Nul ne savait…

Les fables comme les poèmes alimentaient le souvenir…

Ainsi à vouloir comprendre, il semblait fou de croire que les choses s’expliquaient, sinon autre chose que de s’améliorer au contact de la moralité, ainsi à cheminer, à imaginer un monde sans géographie, sans frontières, sans chiffres, sans temps et sans femmes, ou tout du moins peut-être une forme ou quelque chose s’y approchant, l’abstrait emportait pour s’abandonner à la merci de la vérité, comme il était permis de croire sans être certains que Dieu existe, comme à éviter de croire en un regard absolu, alors espérant être sauvé d’un mauvais sommeil, si le marchand de sable réclamait 10%, c'était là le filet d’eau qui coulait de la cascade, et au pied de la falaise, parmi les champs forestiers, les songes s’ouvraient qu’à observer l’eau couler au milieu des mangroves alors une forte impression de plonger dans l’avenir ne pouvait écarter l’idée que les hasards ne pouvait être et comme un remède à la vie, derrière le plus fragile des êtres, un courant raclait les fonds alors que le torrent cherchait à dissimuler, la vie semblait plus forte que la vie dans toute sa vulnérabilité, l’humain subsistait dans l'ordre de la nature…

Dans le reflet de la rivière, un visage se découvrait ...

Qu'était-ce cette autre chose sinon ce que ce n'était pas, peut-être que cette chose était autre chose qu’une envie, ce qui semblait improbable tant la vie poussait à désirer, la pluie tombait, la pluie s'éternisait, le silence apaisait, l’ombre appartenait à la nuit et dans les vains espoirs que d’éviter le tragique, comme un objet extérieur, les émotions luttaient pour dépasser la peur d’échouer, le film projetait l’assurance de sentiments matures, la mémoire rembobinait les souvenirs pour faire le bilan de la journée, elle avait été l’étoile sur la comète qui motivait les troupes, à prévenir que trop savoir pouvait être un défaut, qu’il ne fallait pas se lasser de la simplicité, même à la cultiver, même à répéter et répéter encore et surtout aimer la liberté sans trop vouloir imposer, car la liberté par sa condition même, permettait d’être libre…

Ainsi à la faire rire et nourrir des regrets, il était dur d’appréhender la réalité tant l'ignorance de ce qui n’était pas encore, cachait l’ennuie de sentir que chaque jour retardé avant de lui prendre le cœur, était un gâchis que de ne pas récolter ce qui n’était pas connu, tant l’imaginaire ignorait ce qui pouvait être gagner, ce qui aveugle pour point de départ, favorisait ceux qui percevaient, ainsi à relativiser l’amour se subsistait à l’erreur et en quête de vérité, s’accoutumer à l’erreur semblait une perte de temps, alors à chercher, la question occupait l'esprit, pouvait-il être possible de précéder l’explication pour faire de cet amour une passion, la motivation fortifiait l’âme pour protéger le corps, la béatitude souriait, l’imperfection faisait partie de l’histoire, il ne servait à rien de vouloir l’éviter, à tourner les pages, les bruits et les tumultes s’étouffaient devant la force d’âme, la paix exaltait dans l’acte d’aimer, même ennemis les sentiments s’attendrissaient pour ranimer les cœurs, rarement le mensonge palliait les vices pour s’arroger les vertus, le regard permettait de situer, la pensée permettait d'analyser, la respiration permettait de suspendre, dans cet état, l’humain si vulnérable livrait ce qu’il y avait de plus beau, un cœur, une force, une tempérance…

À goûter au plaisir de la rencontre, bien qu'une multitude de regards pût être portée, autour de la différence aucune indifférence, les choses étaient ce qu’elles étaient, un cheminement à laisser le reste dans l’état qu’il était, il n’y avait rien à chercher, juste apprendre et vivre…

Méfiance devant un amour trop vite consommé qui finit tragiquement…

Ses larmes la plaçaient loin des yeux du soleil…

Texte de Damien Mohn

Retrouvez son univers ici :

https://www.linkedin.com/in/damienmohn/

Texte publié avec l’autorisation de l’auteur.

© Tous droits réservés à l’auteur.

Toute reproduction ou diffusion, même partielle, est interdite sans autorisation préalable.

Ce texte vous a accompagné quelques instants…

S’il vous a touché, n’hésitez pas à le partager autour de vous.

Vos impressions sont précieuses. N’hésitez pas à partager votre ressenti après la lecture.