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Ce qui reste quand tout se tait

Il y a des silences qui ne sont pas vides.
Ils sont pleins de choses qui n’ont jamais trouvé leur place dans les mots.

On croit souvent que le silence est une absence.
Mais parfois, c’est une retenue.
Une respiration suspendue.
Quelque chose qui attend.

Les gestes inachevés, les phrases interrompues, les départs sans adieux — tout cela ne disparaît pas.
Cela se dépose ailleurs.
Dans les murs.
Dans les objets.
Dans le corps.

Il arrive que le silence parle plus juste que n’importe quelle confession.
Il ne cherche pas à convaincre.
Il ne réclame rien.
Il est là, simplement.

Certains textes naissent ainsi :
non pas d’un besoin de dire,
mais d’une impossibilité de se taire plus longtemps.

Alors on écrit doucement.
On laisse des espaces.
On accepte de ne pas tout comprendre.

Et dans cet intervalle fragile,
quelque chose passe.

Un souffle.
Une mémoire.
Une présence.

Ce lieu accueille parfois des textes invités.
Ici, les mots n’expliquent pas toujours. Ils demeurent.

Élisabeth de Cordoba.