Inspiration de Wisdome
La vie offre des fleurs... Mais elles fanent avec le temps.
Ce que la perte nous enseigne sur l'art de tenir debout


Accepter que tout change, sans oublier ce qui a été
La vie nous offre parfois des moments, des rencontres et des liens d'une beauté profonde. Pourtant, rien n'est immuable, et apprendre à traverser les pertes fait partie de notre chemin.
Dans « La vie offre des fleurs... Mais elles fanent avec le temps », TOFFA Wisdome nous invite à réfléchir à notre rapport à l'attachement, à la gratitude et à l'acceptation des cycles naturels de l'existence.
Un texte sensible qui rappelle que la beauté d'une chose ne disparaît pas parce qu'elle prend fin.
Bonne lecture.
Quand une personne nous offre une fleur, c’est beau.
On a envie de la toucher.
De la contempler.
De profiter de sa présence.
Puis, du jour au lendemain, elle commence à faner.
Ses couleurs s’estompent.
Ses pétales tombent.
Et peu importe à quel point nous aimerions la conserver telle qu’elle était, la nature suit son cours.
Spoiler: la vie ressemble à ça.
Elle offre des fleurs magnifiques. Des relations, des personnes, des moments qu’on n’aurait jamais cru pouvoir tenir entre ses mains…
Mais au final, elles s’évaporent tous avec le temps.
Ce que j’ai observé ces derniers mois
Le semestre dernier, j’ai été témoin d’événements bouleversants.
Des événements qui ont touché des amis, des proches, des gens que j’aime.
Je peux notamment citer:
Une rupture que personne n’avait vue venir.
Un être cher qui n’est plus là.
Une dépense imprévue qui vient tout fragiliser.
Un profond déboussolement.
Ou encore cette sensation étrange d’avoir perdu son guide intérieur. De ne plus savoir vers où avancer.
Si tu traverses l’une de ces situations en ce moment, je veux d’abord te dire une chose:
Ce que tu ressens est légitime.
La douleur ne se commande pas.
Elle ne se résout pas en claquant des doigts.
Et personne n’a le droit de te dire de “passer à autre chose” comme si c’était simple.
Cela dit, j’aimerais partager avec toi tout ce que j’ai absorbé en observant ce qu’ont vécu mes proches et moi même pendant ses moments.
Ce que la nature enseigne sans un seul mot
La fleur ne lutte pas contre l’automne.
Elle ne résiste pas au vent qui emporte ses pétales.
Elle ne pleure pas chaque feuille tombée.
Elle suit simplement la loi qui la gouverne depuis toujours.
La nature donne. Et la nature reprend.
Pas par cruauté. Pas par injustice.
Simplement parce que c’est sa loi.
Sauf que nous, êtres humains, avons cette capacité unique de réfléchir à notre condition.
Mais souvent, cette habitude se retourne contre nous.
On rumine, on s’accroche, on refuse l’évidence.
On se bat contre quelque chose d’immuable.
Et cette bataille-là, elle épuise bien plus que la perte elle-même.
Ce qu’on oublie souvent
Nous sommes tous arrivés dans ce monde les mains vides.
Et nous en repartirons de la même façon.
Entre les deux, tout ce que nous possédons, nous le possédons temporairement.
Une relation, aussi belle soit-elle, reste un prêt du temps.
Un être cher, aussi précieux soit-il, nous a été confié. Pas donné définitivement.
Une stabilité financière, aussi solide qu’elle paraisse, peut se fragiliser en un instant ou par bonne gestion, nous la léguons comme héritage.
Ce n’est pas un constat pessimiste.
C’est un constat réaliste.
Et la différence entre les deux change absolument tout dans la façon dont on vit les pertes.
Le piège invisible
Il y a quelque chose d’intrigant dans la façon dont certaines personnes traversent les épreuves.
Certains s’effondrent pour des mois.
D’autres titubent, puis reprennent leur marche.
Ce n’est pas une question de force. Ce n’est d’ailleurs pas relatif à l’intensité de l’évènement.
C’est une question de rapport à la perte.
Ceux qui souffrent le plus longtemps ne souffrent pas seulement de ce qu’ils ont perdu.
Ils souffrent de l’illusion que cette chose leur appartenait pour toujours.
La douleur de la perte est réelle.
La souffrance de la résistance, elle, est optionnelle.
Pourtant, beaucoup confondent les deux presque systématiquement.
Une vérité ancienne, remise au goût du jour
Marc Aurèle, l’un des empereurs les plus puissants de l’histoire romaine, écrivait pour lui-même dans ses carnets personnels.
Il écrivait ceci :
“Tout ce qui est beau, de quelque façon que ce soit, est beau par lui-même et se termine à lui-même.”
Autrement dit : la beauté d’une chose n’a pas besoin de durer pour avoir existé.
Une fleur qui fane n’efface pas la beauté qu’elle avait quand elle était entière.
Une relation qui se termine n’annule pas ce qu’elle a laissé comme souvenirs.
Un être cher qui n’est plus là ne disparaît pas de ce qu’il a laissé en toi.
La perte ne détruit pas ce qui a été.
Elle le transforme. Pour ne pas dire qu’elle lui donne plus de valeur.
Ce que cette idée change concrètement
Quand on comprend que rien ne nous appartient vraiment, quelque chose d’étonnant se produit.
On ne pleure plus seulement la perte.
On commence à être reconnaissant pour ce qui a existé.
On commence à savourer la présence du sujet à qui nous tenons ( Personnes, objets, animaux de compagnie…)
C’est une forme de respect envers ce qu’on a / a eu.
La différence entre quelqu’un qui dit “j’ai tout perdu” et quelqu’un qui dit “j’ai eu quelque chose d’immense, et je le garde en moi” n’est pas dans les faits.
Elle est dans le regard qu’ils posent sur les mêmes faits.
Le paradoxe de l’attachement
Voici quelque chose de contre-intuitif.
Plus on s’accroche à une chose de peur de la perdre, moins on en profite pleinement quand elle est là.
L’homme qui passe ses vacances à angoisser de leur fin ne les vit pas vraiment.
La personne qui aime en ayant peur d’être quittée ne s’abandonne jamais complètement à cet amour.
On croit que s’attacher protège.
En réalité, l’attachement anxieux nous prive deux fois.
D’abord de la présence pleine. Ensuite de la capacité à traverser la perte sereinement.
Aimer sans posséder, tenir sans s’accrocher, profiter sans redouter la fin.
C’est peut-être ça, la vraie liberté intérieure.
Ce que j’ai retenu de mes proches
En observant ceux qui traversaient ces épreuves, j’ai remarqué quelque chose.
Ceux qui remontaient le plus vite n’étaient pas ceux qui ressentaient moins.
Ils ressentaient autant. Parfois plus.
Sauf qu’ils ne combattaient pas leur douleur.
Ils la laissaient traverser.
Comme la pluie traverse un jardin sans chercher à l’inonder pour toujours.
Ils pleuraient ce qui avait été.
Et ils gardaient, quelque part, une forme de gratitude pour ce qui avait existé.
Ce n’est pas une formule magique.
C’est une posture. Lente à construire. Mais profondément libératrice.
Une chose que je sais, c’est que les fleurs fanent.
Les saisons changent.
Les personnes partent. Les situations se terminent. Les certitudes s’effacent.
Ce n’est pas une tragédie.
C’est la loi de tout ce qui vit.
Et si la vie offre des fleurs qui fanent avec le temps, c’est peut-être pour nous rappeler une seule chose:
Profite d’elles pendant qu’elles sont là.
Pleinement. Sans retenue. Sans la peur constante de leur fin.
Parce qu’une fleur qu’on n’a pas osé sentir par peur de la perdre, c’est une fleur qu’on n’a jamais vraiment eue.
C’était Wisdome.
P.S: Si cette newsletter t’a rappelé que tu tiens à quelque chose de trop,
C’est peut-être le signe que tu as peur de la perdre plutôt que de la vivre vraiment.
Et la différence entre les deux change tout.
Profites-en maintenant et pleinement.
Avant que la nature, fidèle à sa loi, ne reprenne ce qu’elle t’avait prêté.
Et si tu connais quelqu’un qui traverse une perte en ce moment, une rupture, un deuil, un vide qu’il n’arrive pas à nommer,
Envoie-lui cette newsletter.
Parfois, les mots qu’on cherche depuis des moments se trouvent dans une lecture qu’on n’avait pas encore faite.
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La vie ne prévient pas quand elle reprend.
Alors profite pleinement !
Merci à TOFFA Wisdome pour ce texte profondément humain, qu'il a accepté de partager avec les lecteurs de TheLibrisWorld.
À travers cette réflexion, il nous rappelle que les pertes font partie de la vie, mais qu'elles n'effacent jamais la beauté de ce qui a été vécu. Chaque rencontre, chaque souvenir et chaque instant continuent de nous accompagner, bien après leur disparition.
Nous vous invitons à découvrir les autres textes de TOFFA Wisdome, où la réflexion, l'expérience humaine et la recherche de sens occupent une place essentielle.
https://substack.com/@inspirationsdewisdome
Ce texte est publié avec l'autorisation de son auteur.
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