Au Sommet de la Montagne
Pourquoi j'ai arrêté d'avoir peur d'être différent
« Normal ne veut pas dire bon. Ça veut juste dire courant. »
Quand être soi-même devient un acte de courage
Il est parfois plus facile de suivre le chemin que tout le monde emprunte que d'oser tracer le sien. Pourtant, les plus grandes transformations commencent souvent lorsqu'une personne accepte enfin d'être fidèle à elle-même.
Dans ce texte sincère et profondément humain, Oyedele Jonathan nous invite à remettre en question ce que nous considérons comme « normal ». À travers son propre parcours, il nous rappelle que la peur du jugement peut nous empêcher de vivre pleinement nos rêves, alors que l'authenticité nous rapproche des personnes qui comptent réellement.
Une réflexion inspirante sur le conformisme, le courage d'être différent et l'importance de construire une vie qui nous ressemble.


Salut l’Alpiniste,
Je sais pas pour toi, mais moi, j’ai longtemps hésité à faire ce que j’aime.
À parler de ce qui me passionne vraiment.
Peut-être par manque de confiance. Par peur du regard des autres. En me disant que j’avais le temps devant moi, que je me lancerais “au bon moment”.
Mais en grandissant, en traversant certaines épreuves, la plupart du temps seul, j’ai appris à me connaître un peu plus.
À me faire confiance.
À sortir de ce que la société considère comme normal, mais qui n’était pas en phase avec moi.
Ce n’est pas parce que quelque chose a été normalisé que c’est forcément correct.
Normal ne signifie pas bon. Ça signifie juste courant.
Pourtant la plupart des gens passent leur vie entière à suivre des règles que personne n’a jamais remises en question. En s’imaginant que si tout le monde fait pareil, ça doit être la bonne solution.
C’est un piège que la psychologie appelle le conformisme social. Une sorte de bug du cerveau qui nous pousse à imiter les autres pour être acceptés, en échange de quoi on renonce à l’effort de penser par nous-mêmes.
Nietzsche démonte cette habitude en parlant de la moralité de troupeau.
Pour lui, la majorité ne cherche jamais ce qui est juste ou vrai. Elle cherche le confort et la sécurité. En se cachant derrière l’excuse lâche du “c’est comme ça”.
Accepter les choses sans réfléchir, c’est laisser les autres décider de ta vie à ta place.
Et la vraie claque, c’est de réaliser qu’en refusant de contester ce que tout le monde accepte, tu n’es pas quelqu’un de sage.
Tu es juste un robot qui confond sa docilité avec de la gentillesse.
De mon côté, j’aime partager ce que je pense. Et tu l’auras deviné, c’est pas toujours dans le sens de tout le monde.
On peut me trouver bizarre.
Aujourd’hui, ça ne me dérange plus.
Parce que bizarre, ça veut souvent dire une chose toute simple. Quelque chose qu’on ne comprend pas encore. Quelque chose qui sort de ce qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, ou de faire.
Rien de plus.
Quand Le Sommet de la Montagne est devenu précieux pour moi, j’ai beaucoup hésité à le partager. Même si l’envie était là.
Qu’est-ce que les gens vont penser ?
Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?
Tellement de questions. Juste pour éviter d’être jugé.
De mon expérience, si quelque chose te tient à cœur, lance-toi.
Si tu as un rêve, fais tout ce que tu peux pour le réaliser.
Tu l’as sûrement déjà entendue, cette phrase. Moi aussi, plusieurs fois. Et je la prenais pas vraiment au sérieux.
Jusqu’à ce que je prenne conscience d’un truc simple.
J’ai une seule vie. Et elle peut s’arrêter à tout moment. Même là, pendant que je t’écris ces lignes.
Et ce serait tellement dommage de me dire, un jour, “j’aurais voulu faire telle ou telle chose”. Mais à cause des autres, des gens qui se fichent en fait complètement de moi, qui sont concentrés sur leurs propres problèmes, j’ai rien fait.
J’ai eu une discussion avec mon meilleur ami, H.
Et il m’a dit un truc qui m’est resté.
“La vie, c’est maintenant.”
C’est maintenant, là où tu me lis. Là où je t’écris.
Il y a pas de retour en arrière. Pas de saut dans le temps.
C’est le présent.
Je sais pas qui a besoin d’entendre ça aujourd’hui, mais sois toi-même.
Parce que tu vas attirer les gens qui t’aiment comme tu es.
Si tu es faux, si tu ne te montres pas vraiment, tu vas attirer des gens qui collent avec ce faux toi. Et ces relations-là ne seront jamais vraies. Elles ne dureront pas.
Mais si tu es toi-même, tu vas attirer les bonnes personnes. Et éloigner naturellement les mauvaises de ton entourage.
Tu sais qu’il y a des gens qui croient en toi ?
Tu es au courant de ça ?
Il y a des gens qui sont de ton côté. Des gens qui ne te le diront peut-être jamais en face. Mais qui pensent à toi. Qui se rappellent à quel point tu les inspires.
Parce que ouais, tu inspires des gens. Moi, je te le dis.
Si aujourd’hui j’écris cette newsletter, c’est pas seulement pour t’inspirer.
C’est aussi pour te rappeler que les journées difficiles que tu traverses en ce moment, fais-moi confiance, ça vaut la peine.
Parce que le simple fait que tu sois sur Terre aujourd’hui, ça va permettre à d’autres personnes de vivre une vie meilleure.
Mais ça, tu t’en rends pas compte aujourd’hui.
Un jour, tu auras la capacité de regarder en arrière. Et tu te diras : incroyable, je ne pensais pas que c’était à ce point-là.
Tu verras.
Pour ceux qui veulent se lancer dans un projet, dans la création de contenu, dans la réalisation d’un rêve, je veux aussi dire un truc.
Arrêtez de vous comparer aux autres.
Il y a des gens bourrés de talent qui, à force de faire une fixation sur leurs défauts, finissent par tuer tout ce qui les démarquait au départ.
Les réseaux sociaux ont chamboulé les choses, au point où les gens se complexent pour rien.
Est-ce que tu connais ceux qui ont vécu 100 ans avant toi ?
Non. Tu les connais pas.
100 ans seulement, et tu ne les connais déjà plus.
C’est ton époque qui est là, maintenant. On s’en fout de ce que les gens pensent.
Fais, jusqu’à ce qu’eux-mêmes finissent par se rallier à ça. À toi.
C’est tout.
Au début, ils ne vont pas comprendre. Mais toi, tant que tu sais où tu vas, concentre-toi là-dessus.
Comme je le disais dans une de mes notes :
C’est toujours gênant. Jusqu’à ce qu’on te dise merci de m’avoir inspiré.
On se retrouve au camp de base.
Jonathan
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P.S.
La prochaine fois que tu suis une règle sans réfléchir, arrête-toi deux secondes.
Demande-toi honnêtement : est-ce que j’agis par vraie conviction, ou est-ce que j’ai juste peur de sortir du troupeau?
Gravir seul est une option. Grimper ensemble est une force.


Les mots d'Oyedele Jonathan nous rappellent qu'il n'existe pas de parcours universel. Chacun avance à son rythme, avec ses doutes, ses aspirations et sa propre manière de voir le monde. Oser être soi-même n'est pas un acte d'égoïsme, mais une façon de vivre en accord avec ses convictions et de laisser une empreinte authentique.
Si ce texte a éveillé en vous une réflexion ou fait écho à votre propre expérience, prenez quelques instants pour découvrir les autres écrits d'Oyedele Jonathan. Chaque texte est une invitation à grandir, à réfléchir et à avancer avec davantage de confiance. https://substack.com/@oyedelejonathan
© Droits d'auteur
Texte original d'Oyedele Jonathan.
Publié sur TheLibrisWorld avec l'autorisation de l'auteur.
© Oyedele Jonathan. Tous droits réservés.
Toute reproduction, diffusion, adaptation ou utilisation, en tout ou en partie, de ce texte est interdite sans l'autorisation préalable de son auteur.


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