Au Sommet de la Montagne
Tu n’as pas besoin de te sentir légitime pour commencer
Comment ne plus laisser le syndrome de l’imposteur décider à ta place.
Oyedele Jonathan


Salut,
Avant de commencer cette deuxième partie, j’ai envie de te raconter quelque chose.
J’ai récemment publié la première partie de cette newsletter sur le syndrome de l’imposteur.
Et pour être honnête, je l’avais écrite avec beaucoup d’enthousiasme.
J’avais pris énormément de plaisir à l’écrire et je pensais qu’elle allait particulièrement parler aux Alpinistes.
Puis j’ai regardé les retours.
Et ils étaient moins importants que ce que j’avais imaginé.
Et je me suis surpris à être déçu.
Parce que, pendant un instant, j’ai laissé les réactions des autres influencer la manière dont je regardais mon propre travail.
Et je me suis posé une question :
Est-ce que j’écris pour la validation, les likes et les réactions ?
Ou est-ce que j’écris pour m’exprimer, partager ce que j’apprends et, peut-être, aider quelqu’un ?
La question m’a fait sourire.
Parce qu’elle m’a rappelé quelque chose que j’avais moi-même écrit dans la première partie :
Un sentiment n’est pas une preuve.
Le fait que quelque chose reçoive moins de réactions que prévu ne signifie pas nécessairement que cette chose n’avait pas de valeur.
Et c’est aussi pour ça que je te reparle de la première partie aujourd’hui.
Si tu ne l’as pas encore lue, ou si tu l’as lue il y a quelque temps, elle est toujours là.
Tu peux gravir ta montagne sans avoir l’impression de mériter d’y être
Parce qu’avant d’apprendre à sortir du piège, il faut d’abord apprendre à reconnaître comment il fonctionne.
Et maintenant, parlons de la suite.
Dans la dernière newsletter, on parlait du syndrome de l’imposteur. Ce sentiment de ne pas mériter ta place, même quand tout, autour de toi, prouve le contraire.
Si tu l’as pas lue, en résumé :
Tu peux réussir, recevoir des preuves extérieures que tu es capable, et pourtant continuer à penser intérieurement que tu n’es pas vraiment à la hauteur.
Aujourd’hui, on parle de comment sortir de ce piège.
Sépare tes émotions des faits.
Quand tu es sous l’influence du syndrome de l’imposteur, tes émotions peuvent prendre énormément de place.
La peur. Le doute. Le sentiment d’illégitimité.
Mais arrête-toi un instant.
Et regarde les faits.
Qu’as-tu réellement accompli ces dernières années ?
Quels challenges as-tu réussi à surmonter ?
Quels résultats as-tu obtenus ?
Quelles personnes as-tu aidées ?
Quelles compétences as-tu développées ?
Tu ne peux pas simplement effacer tout ça parce qu’aujourd’hui tu te sens incapable.
Ce que tu ressens mérite d’être écouté, mais ce que tu ressens ne raconte pas nécessairement toute la réalité.
Agis malgré le doute.
Quand j’ai commencé Le Sommet de la Montagne, j’ai moi aussi ressenti ce sentiment.
Je me sentais illégitime pour parler de productivité, de ce que je ressentais, de ce que j’aimais, de ce que je voulais partager.
Je me disais : qui suis-je pour parler de tout ça ?
Pourtant, j’avais des connaissances et de l’expérience dans ces domaines. J’avais déjà aidé plusieurs personnes à être plus efficaces. J’avais lu des dizaines de livres sur le sujet.
Mais malgré tout ça, je doutais de moi-même.
Alors j’ai commencé à publier. Chaque semaine. Même lorsque je n’avais pas l’impression d’être suffisamment légitime.
Je n’ai pas attendu de me sentir prêt à 100%.
J’ai agi malgré le doute.
Et plus j’écrivais, plus je développais ma visibilité sur Substack. Plus j’obtenais de retours positifs de la part des Alpinistes.
Et ces retours m’ont progressivement aidé à croire davantage en moi et en ma capacité à aider les autres.
Mon sentiment d’imposture a peu à peu perdu de sa force.
Je me sentais davantage capable de reconnaître ce que j’avais réellement accompli.
Et c’est quelque chose que j’ai compris avec le temps :
la confiance ne vient pas avant l’action.
Elle vient grâce à l’action.
Tu n’as pas toujours besoin de te sentir légitime pour commencer.
Tu dois commencer pour finir par te sentir légitime.
Change tes règles.
Quand tu vis avec le syndrome de l’imposteur, tu peux fonctionner selon certaines règles inconscientes.
« Je dois toujours connaître la réponse. »
« Je ne dois jamais demander d’aide. »
« Il faut que tout soit parfait. »
« Je ne dois pas faire d’erreur. »
Mais qui a décidé que tu devais remplir toutes ces conditions avant d’avoir le droit de grimper ?
Tu peux en créer de nouvelles.
Je peux ne pas avoir la réponse.
Je peux demander de l’aide.
Je peux apprendre en cours de route.
Je peux faire quelque chose d’imparfait.
Je peux être débutant.
Et surtout : je n’ai pas besoin de tout savoir pour avoir le droit d’avancer.
Ne transforme pas l’échec en verdict.
Si tu échoues, ne te dis pas immédiatement que tu es nul.
Essaie plutôt de comprendre ce qui s’est passé.
Pourquoi ça n’a pas fonctionné ?
Qu’est-ce que tu peux apprendre ?
Qu’est-ce que tu feras différemment la prochaine fois ?
Ton échec peut être une information.
Il ne constitue pas nécessairement un jugement sur ta valeur.
Et si tu regardais un peu derrière toi ?
Le plus étrange avec le syndrome de l’imposteur, c’est qu’il peut apparaître alors même que tu es en train de gravir ta montagne.
Tu atteins un camp.
Puis au lieu de regarder derrière toi et de constater tout le chemin parcouru, tu regardes immédiatement le prochain sommet.
Et tu te dis : « Je ne suis pas encore assez haut. »
Alors tu oublies que tu étais autrefois exactement là où tu rêves aujourd’hui d’être.
Tu peux alors confondre ce qu’il te reste à apprendre avec la preuve que tu ne mérites pas ta place.
Mais ce n’est pas la même chose.
Ne pas tout savoir n’est pas la preuve que tu n’es pas légitime.
C’est simplement la preuve que tu es encore en train d’apprendre.
Et peut-être que tu n’as pas besoin de devenir quelqu’un d’autre pour mériter ta place.
Peut-être que tu dois simplement apprendre à reconnaître la personne que tu es déjà devenue.
Une petite expérience pour cette semaine.
Appelle ça :
Le carnet des preuves.
Pendant les 7 prochains jours, chaque fois que tu accomplis quelque chose, même quelque chose qui te paraît insignifiant, note-le.
Simplement pour constater les faits.
Écris : « Voici ce que j’ai réellement fait. »
Puis observe l’explication spontanée que ton cerveau donne à cette réussite.
« J’ai eu de la chance. »
« C’était facile. »
« Quelqu’un m’a aidé. »
« N’importe qui aurait pu le faire. »
Et demande-toi : « Est-ce que j’utiliserais la même explication si quelqu’un d’autre avait accompli exactement la même chose ? »
Observe simplement.
Sans te juger.
Parce que le but n’est pas de te convaincre artificiellement que tu es meilleur que tu ne l’es.
Le but est d’apprendre à avoir une vision plus juste de toi-même.
Le syndrome de l’imposteur peut te faire vivre dans le doute.
Peu importe les expériences que tu accumules, les compliments que tu reçois ou les diplômes que tu collectionnes, tu peux continuer à avoir l’impression de duper les autres.
Mais rappelle-toi quelque chose :
Tu n’as pas besoin d’attendre de ne plus douter pour continuer à grimper.
Tu peux avoir peur.
Tu peux ne pas tout savoir.
Tu peux encore apprendre.
Tu peux même parfois te sentir illégitime.
Et continuer quand même.
Ton doute peut être là.
Tes preuves aussi.
À toi d’apprendre à ne pas laisser le premier effacer les secondes.
Parce qu’au fond, être un Alpiniste, ce n’est pas être quelqu’un qui ne doute jamais.
C’est quelqu’un qui apprend à avancer malgré ses doutes.
On se retrouve au camp de base.
Jonathan
Si cette newsletter t’a parlé, partage-la avec quelqu’un qui a besoin d’agir malgré le doute.
P.S.
Lance le carnet des preuves dès aujourd’hui. Pas demain, pas lundi prochain.
Un simple carnet, ou une note sur ton téléphone.
Chaque petite victoire, même minuscule, mérite d’y être écrite.
Pour suivre Oyedele Jonathan
Si vous souhaitez découvrir d’autres réflexions d’Oyedele Jonathan et suivre ses prochains textes, retrouvez-le sur Substack, où il partage son univers autour du développement personnel, de la progression et de cette montagne que chacun gravit à sa manière.
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Merci à Oyedele Jonathan pour ce nouveau partage sur TheLibrisWorld.
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