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Après l’envoi : combien de temps attendre et quand relancer ?

Vous avez terminé votre manuscrit, préparé votre dossier et envoyé votre roman à une ou plusieurs maisons d’édition.
Après des semaines ou des mois de travail, une nouvelle étape commence : l’attente.
Chaque jour, vous consultez peut-être votre boîte de réception en espérant découvrir un message d’un éditeur. Mais les semaines passent, parfois sans aucune nouvelle.
Combien de temps faut-il patienter ? Est-il acceptable de relancer une maison d’édition ? Et comment le faire sans paraître insistant ?
Voici quelques repères pour traverser cette période avec patience et professionnalisme.
1. Pourquoi les maisons d’édition prennent-elles autant de temps ?
Une maison d’édition peut recevoir de nombreux manuscrits chaque année. Chacun doit être examiné pour déterminer s’il correspond à sa ligne éditoriale.
Selon son fonctionnement, un manuscrit peut passer par plusieurs étapes :
  • La réception et la vérification du dossier.
  • Une première évaluation du texte.
  • Une lecture approfondie si le projet retient l’attention.
  • Une discussion au sein de l’équipe éditoriale.
  • Une décision concernant une éventuelle publication.
Les éditeurs doivent également assurer le suivi des ouvrages déjà acceptés, leur fabrication et leur commercialisation.
Un délai prolongé ne signifie donc pas nécessairement que votre manuscrit a été oublié.
2. Combien de temps attendre une réponse ?
Il n’existe pas de délai universel.
Certaines maisons répondent en quelques semaines, tandis que d’autres demandent plusieurs mois.
À titre indicatif, une attente de trois à six mois est fréquente dans les démarches de soumission, mais certains éditeurs répondent plus rapidement ou beaucoup plus tard.
La taille de la maison ne permet pas, à elle seule, de prévoir son délai de réponse.
Le meilleur repère reste toujours celui indiqué sur le site officiel de l’éditeur.
Avant toute relance, consultez de nouveau sa page consacrée aux manuscrits. Les consignes peuvent préciser un délai de traitement ou indiquer que seuls les auteurs retenus seront contactés.
3. L’absence de réponse signifie-t-elle un refus ?
Pas toujours.
Certains éditeurs préviennent qu’ils ne répondent qu’aux manuscrits qui les intéressent. D’autres indiquent qu’en l’absence de réponse après une période déterminée, le texte doit être considéré comme non retenu.
Il est donc important de distinguer deux situations.
Lorsque la maison précise qu’une absence de réponse vaut refus, respectez cette indication et poursuivez vos démarches.
Lorsqu’aucune règle n’est annoncée, le silence peut simplement signifier que l’examen du manuscrit n’est pas terminé.
Il est alors possible d’envisager une relance après un délai raisonnable.
4. Quand faut-il relancer un éditeur ?
La première règle est simple : ne relancez jamais avant l’expiration du délai annoncé.
Si la maison indique un traitement de quatre mois, attendez au moins quatre mois avant de demander des nouvelles, sauf instruction contraire.
Lorsqu’aucun délai n'est mentionné, patienter environ quatre à six mois peut constituer un repère prudent, sans être une obligation valable pour tous les éditeurs.
Avant d’écrire, vérifiez également que les relances sont autorisées.
Certaines maisons demandent expressément de ne pas les contacter pour connaître l’état d’avancement d’un manuscrit.
Dans ce cas, mieux vaut respecter leur fonctionnement.
5. Comment rédiger un courriel de relance ?
Une relance professionnelle doit rester courte, claire et courtoise.
Il n’est pas nécessaire de raconter de nouveau l’histoire du roman ni de justifier son importance.
L’objectif est simplement de demander si le manuscrit a été reçu et si une décision a été prise.
Exemple de courriel
Objet : Suivi de soumission — [Titre du manuscrit]
Madame, Monsieur,
Je me permets de vous contacter concernant mon manuscrit intitulé [Titre], que je vous ai transmis le [date].
Le délai de réponse habituellement indiqué étant écoulé, je souhaitais savoir si mon texte était toujours en cours d’examen.
Je comprends parfaitement que la lecture des manuscrits demande du temps et je vous remercie de l’attention portée à ma démarche.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Cordialement,
[Nom ou nom de plume]
Ce message est suffisant. Il rappelle les informations essentielles sans exercer de pression.
6. Combien de fois peut-on relancer ?
En règle générale, une seule relance courtoise suffit.
Si l’éditeur ne répond pas, il est préférable de ne pas multiplier les courriels.
Des messages répétés ne feront pas nécessairement avancer la lecture de votre manuscrit et pourraient nuire à la qualité de vos échanges.
Lorsque la maison a annoncé une procédure particulière, celle-ci doit naturellement être respectée.
7. Que faire pendant cette période d’attente ?
L’attente peut être difficile, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier roman.
Pourtant, cette période peut devenir constructive.
Vous pouvez notamment :
  • Commencer un nouveau projet d’écriture.
  • Approfondir vos connaissances du monde de l’édition.
  • Rechercher d’autres maisons adaptées à votre genre littéraire.
  • Préparer votre présentation d’auteur.
  • Tenir à jour votre tableau de suivi des soumissions.
  • Continuer à lire et à développer votre univers littéraire.
L’important est de ne pas suspendre toute votre activité créative dans l’attente d’une réponse.
Votre parcours d’auteur ne dépend pas d’un seul manuscrit ni d’une seule maison d’édition.
8. Comment organiser le suivi de ses envois ?
Un tableau de suivi permet de conserver une vue d’ensemble de vos démarches.
Pour chaque maison, inscrivez :
  • Le nom de l’éditeur.
  • Le titre du manuscrit envoyé.
  • La date de soumission.
  • Le délai de réponse annoncé.
  • La date éventuelle de relance.
  • La réponse obtenue.
Conservez également les courriels envoyés et les accusés de réception.
Cette organisation évite les erreurs et facilite vos démarches futures.
9. Et si aucune maison d’édition ne répond ?
Le silence peut être décourageant, mais il ne constitue pas un jugement définitif sur votre talent.
Un manuscrit peut ne pas correspondre à la ligne éditoriale d’une maison, à ses projets du moment ou aux possibilités de son catalogue.
Si vos démarches restent sans résultat, prenez le temps de réexaminer votre sélection d’éditeurs, votre lettre de présentation et, si nécessaire, votre manuscrit.
Vous pouvez aussi envisager d’autres possibilités de publication, notamment l’autoédition, après vous être renseigné sur leurs exigences.
Un refus ou une absence de réponse ne signifie pas que votre histoire ne mérite pas d’être lue.
10. Ce qu’il faut retenir
Après l’envoi d’un manuscrit, la patience est indispensable.
Respectez les délais annoncés, évitez les relances prématurées et privilégiez toujours une communication professionnelle.
Une relance bien formulée peut être appropriée lorsque les consignes de la maison le permettent, mais elle ne garantit pas une réponse favorable.
Continuez surtout à écrire et à développer vos projets.
Le conseil de TheLibrisWorld
Ne laissez pas le silence d’un éditeur interrompre votre parcours d’écrivain.
Vous avez franchi une étape importante en osant présenter votre manuscrit.
Pendant qu’il poursuit son chemin auprès des maisons d’édition, vous pouvez continuer le vôtre.
Un auteur ne se construit pas uniquement à travers les réponses qu’il reçoit, mais aussi grâce aux histoires qu’il continue d’imaginer, d’écrire et de partager.
Cet article fait partie du guide « Ressources aux auteurs » de TheLibrisWorld, destiné à accompagner les écrivains dans leurs démarches éditoriales.

Guide 13 – Mon manuscrit est refusé : que faire maintenant ?➜

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