Inspiration de Wisdome
Tu n’as pas peur de la mort, tu as peur de n’avoir jamais vraiment vécu.
Ce n’est pas la mort qui te fait peur. C’est tout ce que tu n’as pas encore osé faire.
Par TOFFA Wisdome
Puisque notre passage sur Terre n’est qu’un prêt de temps, le but de la vie ne serait-il pas d’en tirer le meilleur parti possible, afin qu’au moment de rendre notre dernier souffle, nous n’ayons aucun regret ?
C’est une note que j’ai eu à mettre en ligne il y a trois jours.
Bien avant de la publier, j’avais réfléchi à deux choses.
Le nombre de décès dans le monde. Et la peur qui tourmente l’esprit de la plupart d’entre nous lorsque nous nous rappelons qu’un jour, nous allons mourir.
Si nous partons d’un point de vue réaliste, il est facile de constater que la première idée est inévitable : la mort fait partie de la condition humaine.
La seconde, en revanche, peut évoluer. Mais ce changement dépendra en partie de nous.
Dans la mesure où, si une chose t’effraie, c’est parfois que tu ne t’y es pas préparé.
Prenons un examen à l’école, par exemple. Depuis nos années au primaire, et même jusqu’à aujourd’hui, nous avons tendance à avoir peur, à éviter ou à fuir une épreuve pour laquelle nous ne nous sommes pas préparés en amont.
La mort, c’est pareil.
Par conséquent, je me dis que, puisqu’elle est commune à tous les hommes, nous devons apprendre à vivre comme si nous devions mourir demain. Ou même l’instant d’après.
Créer des moments. Faire ce qui nous plaît et non ce qui plaît aux autres. Rencontrer des gens avec qui partager des souvenirs. Savoir se contenter de ce qu’on a, tout en étant en concurrence avec soi-même. Et ne pas repousser son bonheur vers un horizon imaginaire.
Sinon, tu risques de toujours avoir peur de mourir.
Et voici pourquoi.
Cette réflexion peut être éclairée par le phénomène de l’adaptation hédonique.
Attention : cette réflexion s’adresse principalement aux adultes, même si certaines de ses idées peuvent concerner des personnes de tout âge.
Imagine deux situations.
Gagner au loto ou perdre tes deux jambes.
Dans laquelle serais-tu le plus heureux ?
La réponse semble évidente. Personne n’hésite vraiment.
Mais des scientifiques ont voulu étudier la manière dont les événements heureux ou douloureux influencent notre satisfaction dans la vie.
Une étude publiée en 1978 a notamment comparé des gagnants de loterie, des personnes ayant subi une paralysie à la suite d’un accident et un groupe de comparaison.
Les résultats ont contribué à faire connaître un phénomène : l’adaptation hédonique.
Il faut toutefois apporter une précision importante : cette étude ne démontre pas que tous les individus retrouvent systématiquement leur niveau de bonheur antérieur, ni que les différents groupes présentent exactement le même niveau de satisfaction. Les réactions varient selon les personnes, les événements et leurs conséquences.
L’idée générale reste néanmoins intéressante.
Notre perception du bonheur peut évoluer avec le temps, même après des changements importants dans notre existence.
Un événement positif ? Ton bonheur peut monter, puis redescendre progressivement.
Un événement négatif ? Ton bonheur peut chuter, puis évoluer à mesure que tu t’adaptes à une nouvelle réalité.
Cette tendance à l’adaptation est parfois illustrée par l’image du tapis roulant hédonique.
Tu cours, tu t’agites, tu poursuis quelque chose.
Mais, une fois cet objectif atteint, tu peux finir par t’habituer à ce que tu as obtenu.
Et c’est précisément là que tout commence.
Cette image met en évidence l’idée selon laquelle :
Je serai heureux quand…
Quand j’aurai plus d’argent. Quand je trouverai l’amour. Quand j’aurai un meilleur corps. Quand j’aurai du succès. Quand j’aurai plus de liberté.
Mais ces phrases peuvent aussi signifier : là, maintenant, je ne suis pas heureux.
Et tu risques de finir par considérer cette attente comme une vérité.
Donc tu cours. Objectif après objectif et réussite après réussite.
Et chaque fois, tu peux ressentir le besoin de poursuivre quelque chose de nouveau.
Le problème, c’est que cette course n’a pas de ligne d’arrivée.
Parce que, dès que tu atteins un point, tu peux t’y habituer. Puis tu regardes autour de toi. Et tu trouves le prochain objectif.
C’est comme courir après l’horizon.
Tu avances. Mais il s’éloigne toujours.
Parfois, tu as même l’impression de stagner à cause de ça.
Maintenant, revenons à pourquoi une personne peut avoir peur de la mort.
Tu as peur de la mort.
Non pas uniquement parce que tu ne veux pas mourir.
Mais peut-être parce que, quelque part, tu sens que tu n’as pas encore vraiment vécu.
Tu passes tes journées à faire ce que tu n’as personnellement pas choisi de faire. Et tu évites de faire les choses que tu aimes vraiment, celles qui nourrissent quelque chose en toi.
Tu passes ta vie à plaire. À satisfaire. À correspondre à une image que les autres ont construite pour toi.
Le regard des autres a pris tellement de place qu’il a fini par formater ton propre regard sur toi-même.
Et au fond, une question te revient souvent.
Quand est-ce que je commencerai enfin à faire ce dont j’ai vraiment envie ? Quand est-ce que j’arrêterai de faire des choses juste pour plaire ?
Tu as défini le bonheur comme un point, un objectif, une chose que tu n’as pas encore obtenue.
Une promotion, une relation, un chiffre sur ton compte.
Et tu as mis ta vie en attente en attendant ce point-là.
Sauf que, quand ce point arrive, tu peux finir par t’y habituer. Et un nouvel objectif apparaît aussitôt.
Et tu te retrouves à 30, 40, 50 ans avec la même sensation qu’à 20 ans.
Celle de ne pas encore avoir commencé. Celle d’avoir encore tel ou tel objectif à atteindre avant de pouvoir enfin vivre.
C’est peut-être aussi pour ça que tu as peur de la mort.
Pas seulement de l’idée de mourir.
Mais de mourir sans avoir vécu pour de vrai. Sans avoir fait les choses qui nourrissent ton âme. Sans avoir eu le courage de choisir ta propre vie, une seule fois, juste pour toi.
Je ne nie pas le fait d’avoir des rêves, des objectifs et plein de choses que l’on voudrait faire. Je veux juste qu’ils ne deviennent pas une raison de rester en attente de la vie que l’on voudrait avoir.
La vraie question n’est donc pas : qu’est-ce qui va me rendre heureux ?
Mais : qu’est-ce que je mets en attente depuis trop longtemps ?
Le projet que tu repousses depuis des mois. La conversation que tu évites depuis des années. La vie que tu rêves de vivre, mais que tu regardes de loin en attendant une permission que personne ne te donnera jamais.
Cette permission, c’est toi qui te la donnes.
Ou tu ne te la donnes pas.
Et c’est précisément ce choix-là qui peut déterminer si tu vivras vraiment, ou si tu passeras ton existence à attendre.
Le bonheur ne sera jamais uniquement au bout d’un objectif.
Mais aussi dans la façon dont tu décides de vivre le chemin qui y mène.
Et commencer à vivre vraiment, c’est peut-être une façon d’apaiser cette peur-là.
Également, je tiens à te rappeler que beaucoup rêvent de la vie dont toi, tu te plains.
Sois reconnaissant de ce que tu as. Et commence enfin à vivre la vie que tu veux.
Ces deux choses ne s’opposent pas.
Elles se complètent.
Tu n’as pas peur de la mort.
Tu as peur de réaliser, trop tard, que tu n’as jamais vraiment commencé à vivre.
À propos de l’auteur
TOFFA Wisdome partage des réflexions sur le développement personnel, le bonheur et notre manière d’aborder la vie.
Retrouvez son article original : Tu n’as pas peur de la mort, tu as peur de n’avoir jamais vraiment vécu.
Pour approfondir le sujet : Pourquoi c’est si dur d’être heureux ?.
Texte de TOFFA Wisdome, publié avec son autorisation sur TheLibrisWorld. Adaptation éditoriale légère et précision scientifique apportées avec son accord.
Merci d’avoir pris le temps de lire cette réflexion. N’hésitez pas à la partager si elle vous a touché ou amené à réfléchir à votre propre manière de vivre.




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